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30 octobre 2026• Par Moutaz Abdelhadey

Fin du support des règles de workflow et des Process Builder : comment passer à Flow

Règles de workflow et Process Builder hors support depuis fin 2025 : risques, inventaire, choix entre supprimer, migrer ou repenser, outil « Migrate to Flow », tests et bascule sans interruption.

Ce qui a changé

Salesforce a fixé au 31 décembre 2025 la fin du support des règles de workflow (Workflow Rules) et des Process Builder. Concrètement :

  • les automatisations existantes continuent de fonctionner ;
  • mais Salesforce ne corrige plus les anomalies et n'apporte plus d'assistance sur ces outils ;
  • l'éditeur recommande de tout migrer vers Flow, et fournit pour cela un outil intégré, « Migrate to Flow ».

Beaucoup d'organisations ont encore des dizaines d'automatisations de ce type, parfois écrites il y a dix ans par des personnes qui ne sont plus là.

Pourquoi ne pas attendre

  • Plus de correctif : si une mise à jour de Salesforce provoque un comportement anormal, il ne sera pas corrigé.
  • Des conflits avec les flows récents : quand un même objet porte des règles de workflow, des Process Builder, des flows et du code, les automatisations se déclenchent en cascade, dans un ordre difficile à maîtriser. C'est une cause fréquente de lenteurs et d'erreurs.
  • Une dette qui grossit : chaque nouvelle évolution doit composer avec ces anciens outils, ce qui ralentit tout le monde.
  • Un retrait possible à terme : la fin du support est souvent l'étape qui précède le retrait d'une fonctionnalité.

La méthode en cinq étapes

1. Faire l'inventaire, objet par objet

Pour chaque objet, on liste toutes les automatisations : règles de workflow, Process Builder, flows déclenchés par l'enregistrement, triggers Apex. L'explorateur de déclencheurs de flows (Flow Trigger Explorer) aide à voir ce qui s'exécute sur chaque objet.

2. Décider du sort de chaque automatisation

Trois cas se présentent :

  • supprimer : l'automatisation ne sert plus (champ abandonné, processus disparu). C'est plus fréquent qu'on ne le croit ;
  • migrer telle quelle avec l'outil « Migrate to Flow », quand la logique est simple et toujours valable ;
  • repenser : quand plusieurs automatisations se recouvrent sur un même objet, mieux vaut les regrouper dans un petit nombre de flows clairs que de transposer le désordre.

3. Construire les flows selon les bonnes pratiques

  • Mises à jour de champs sur l'enregistrement lui-même : un flow « avant enregistrement », beaucoup plus rapide.
  • Actions sur d'autres enregistrements, e-mails, appels : un flow « après enregistrement ».
  • Actions différées (relance à J+7, par exemple) : les chemins planifiés (Scheduled Paths), qui remplacent les actions temporelles des anciens outils.
  • Des conditions d'entrée précises, pour qu'un flow ne se déclenche que lorsque c'est utile.
  • Un ordre d'exécution défini quand plusieurs flows portent sur le même objet.

4. Tester sur des cas réels

On teste en sandbox avec des scénarios métier concrets : création, modification, imports en masse. L'outil de migration ne couvre pas tous les cas, et chaque flow généré doit être relu.

5. Basculer sans interruption

Pour chaque automatisation, on active le nouveau flow et on désactive l'ancienne règle dans le même déploiement, pour éviter qu'elles tournent en double ou qu'il y ait un trou. On surveille ensuite les erreurs pendant quelques jours, puis on supprime les anciennes automatisations.

Les pièges courants

  • Migrer sans faire le ménage : on transpose des automatisations inutiles, et on garde la complexité.
  • Multiplier les flows sur un même objet, au point de recréer le problème qu'on voulait résoudre.
  • Oublier les imports et les intégrations : une automatisation qui fonctionne en saisie manuelle peut échouer sur 10 000 enregistrements importés d'un coup.
  • Tout basculer en une fois : mieux vaut avancer objet par objet.

Questions fréquentes

Mes règles de workflow vont-elles s'arrêter du jour au lendemain ?

Non. Elles fonctionnent toujours. Mais elles ne sont plus corrigées par Salesforce, et le risque augmente à chaque mise à jour de la plateforme.

L'outil « Migrate to Flow » suffit-il ?

Pour les cas simples, il fait gagner du temps. Mais il transpose la logique telle quelle, sans regrouper ni nettoyer. Sur un objet chargé, il vaut mieux repenser l'ensemble.

Combien de temps faut-il prévoir ?

Cela dépend surtout du nombre d'automatisations et de leur qualité. L'inventaire donne une estimation fiable en quelques jours.

Notre approche

La réduction de la dette technique fait partie de nos missions : inventaire, tri, migration et simplification des automatisations, avec des tests sur vos cas réels et une bascule sans interruption. Pour faire l'inventaire de votre organisation : diagnostic gratuit de 30 minutes. Voir aussi notre offre d'audit et sécurité Salesforce.

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